Cap sur l’America’s Cup Match pour Emirates Team New Zealand tandis que Luna Rossa tire sa révérence

GMR_AC34AugD24_461025/08/2013 - San Francisco (USA CA) - 34th America's Cup - GMR_AC34AugD24_4330 GMR_AC34AugD24_4388 GMR_AC34AugD24_4691 GMR_AC34AugD24_4627 GMR_AC34AugD24_4625 GMR_AC34AugD24_4615 GMR_AC34AugD24_4884 GMR_AC34AugD24_4887 GMR_AC34AugD24_4924 GMR_AC34AugD24_4967

Emirates Team New Zealand et Luna Rossa Challenge sont les frères ennemis de l’America’s Cup.

Les deux équipes étaient finalistes lors de la précédente Louis Vuitton Cup en 2007 ainsi que lors du 30ème America’s Cup Match en 2000. A chaque fois, les Kiwis se sont imposés et ils n’ont pas failli à leur réputation, à l’occasion du 30ème anniversaire de la régate de sélection des Challengers de l’America’s Cup, en l’emportant 7 à 1.

« Je tiens à saluer Luna Rossa » déclare Dean Barker, le skipper kiwi d’Emirates Team New Zealand. « Nous avons établi une collaboration exceptionnelle depuis un an et demi. Sans eux, nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui. Ils ont énormément progressé et ils nous ont aidé à nous améliorer ».

Les Kiwis vont maintenant rentrer leur AC72 en chantier pour quelques jours afin d’effectuer des modifications en vue du 34ème America’s Cup Match qui les opposera à ORACLE TEAM USA. Le coup d’envoi aura lieu le 7 septembre mais d’ici là Emirates Team New Zealand et Luna Rossa reprendront leur collaboration dans le cadre d’entraînements communs en baie de San Francisco.

Les deux challengers collaborent ensemble depuis l’inscription de Luna Rossa à l’automne 2011. En réponse à cette inscription tardive, Luna Rossa avait acquis le package design de première génération d’Emirates Team New Zealand et les deux équipes s’étaient entraînées pendant trois mois en Nouvelle-Zélande après que Luna Rossa avait mis à l’eau son AC72 argenté.

« Nous sommes évidemment déçus d’avoir perdu en finale de la Louis Vuitton Cup, mais nous nous sommes inclinés – et je ne veux pas leur porter malchance – face à l’une des meilleures équipes » admet Max Sirena, le skipper de Luna Rossa, à propos du défi néo-zélandais. « Nous nous connaissons depuis longtemps et ce fut un plaisir de les rencontrer en finale. C’est la première fois que deux challengers collaborent pour tenter de gagner la Coupe. Je leur souhaite bonne chance pour le Match ».

Luna Rossa tire donc sa révérence ce soir dans la compétition la tête haute. Le défi italien a été un fidèle participant de l’America’s Cup depuis 2000, hautement respecté au fil des années.

Luna Rossa a rendu l’America’s Cup populaire dans toute l’Italie et malgré leur défaite aujourd’hui, Max Sirena a confirmé que le syndicat serait de retour pour la 35ème America’s Cup, peut importe lorsque la prochaine édition aura lieu. Le parcours de Max Sirena est à l’image de l’équipe italienne, en ayant débuté en tant qu’équipier d’avant en 2000 et s’étant hissé jusqu’au poste très convoité de skipper.

« C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe » déclare Max Sirena. « En moins d’un an et demi, nous avons formé un équipe talentueuse. Nous nous sommes hissés en finale de la Louis Vuitton Cup alors que personne n’aurait parié sur nous ».

« Je remercie Patrizio Bertelli – le patron de la maison de luxe italienne Prada - pour nous avoir offert cette opportunité » ajoute Max Sirena, à propos de Mr Bertelli, le propriétaire de l’équipe ». « Je remercie également tous les supporters italiens et kiwis ainsi que tous les fans du team » continue Max Sirena. « Et enfin, j’adresse un grand merci à nos familles. Cette campagne aurait été vraiment différente sans le soutien de nos proches ».

Barreur pour la première fois dans l’America’s Cup, la défaite a un goût amer pour le skipper britannique de Luna Rossa Chris Draper. A 35 ans, il fait partie de la nouvelle génération des barreurs de l’America’s Cup. Il n’avait jamais régaté à bord d’un bateau équipé d’une barre à roue avant de prendre celle de Luna Rossa, mais à force d’entraînements à bord de ce catamaran ‘dément’ il est parvenu à contrôler l’AC72 italien.

« Le score final 7-1 fait mal » commente Chris Draper. « L’arrivée fut chargée d’émotions. Je suis à la fois triste et fier de ce que nous avons accompli ces deux derniers mois. Nous avons tellement progressé ensemble. C’est douloureux aujourd’hui. Cela aurait été fabuleux de boucler cette campagne en beauté, mais nous gardons la tête haute et nous sommes fiers de notre parcours ».

Emirates Team New Zealand avance en finale de l’America’s Cup pour la cinquième fois lors des six précédentes éditions, depuis 1995. Ils l’ont remportée deux fois et ils l’ont perdue deux fois en portant fièrement les couleurs de leur nation.

« La Coupe de l’America est vraiment importante à nos yeux, je veux dire vraiment importante » confirme le Directeur général du défi néo-zélandais Grant Dalton à propos de l’importance de la Coupe pour le public kiwi. « Notre équipe en est consciente. La culture de l’équipe est basée sur une attitude humble et modeste mais déterminée à s’emparer de la Coupe ici à San Francisco, aussi belle ville qu’elle soit ».

Sean McNeill

http://youtu.be/JLVNeJ5y0h4