En 2007, c’est la seule occasion de voir les 12 équipes de la 32e America’s Cup réunies sur un même parcours. Car après le 6 avril, le Defender Alinghi s’entraînera de son côté, pendant que les challengers batailleront dans la Louis Vuitton Cup.
L’aventure de la 32e America’s Cup a déjà commencé : les Louis Vuitton Acts ont été disputés à Marseille (France), Malmö Skåne (Suède) et Trapani (Italie), ainsi que dans les eaux de Valencia. Le dernier Acte, le Valencia Louis Vuitton Act 13, ouvre les compétitions de 2007.
Douze Class America en lice dans les régates en flotte, soit presque 300 tonnes de carbone sur une même ligne de départ, à la lutte pour s’emparer d’un même côté du plan d’eau, sont parmi les images les plus spectaculaires de la 32e America’s Cup.
Il ne reste que quatre jours aux 11 challengers pour tenter de glaner des points bonus (l’épreuve est dotée d’un coefficient 3) qu’ils garderont pour la Louis Vuitton Cup.
Onze équipes vont se battre pour prendre les quatre premières places du classement, quatre fauteuils leur permettant d’accéder aux demi-finales. Dès le 6 mai, 7 d’entre elles seront éliminées.
C’est la première ‘période couperet’ de la 32e America’s Cup. A partir de cet instant et jusqu’à la fin des compétitions, les régates se jouent en match racing – deux équipages face à face, en un véritable combat de gladiateurs. La Louis Vuitton Cup débute avec deux Round Robins où chaque équipe rencontre toutes les autres une fois.
A ce stade, les challengers au top feront tout pour éviter les erreurs et consolider leur position en haut du classement. Pour les équipes du milieu de tableau, la lutte pour prendre la quatrième place, ultime ticket pour les demi-finales, sera l’objectif à atteindre.
Les challengers qui occupent le bas du classement ont également un rôle important à jouer. Chaque victoire qu’ils remportent est susceptible de déstabiliser une équipe plus forte. Pour tous, les enjeux sont très importants, et ce, dès le premier match.
La pression monte pour les quatre équipes restantes qui souhaitent poursuivre l’aventure.
Parmi les 11 challengers, qui seront ces quatre élus ? Les favoris auront-ils tenu leurs promesses ou auront-ils flanché ? Quels qu’ils soient, leur chemin sera semé d’embûches. Désormais, aucun match ne sera facile.
L’équipe en tête du classement à l’issue des deux Round Robins a le privilège de choisir son adversaire pour les demi-finales (qui se jouent au meilleur de neuf matchs). Les deux équipes restantes se rencontrent également. Les deux vainqueurs se qualifient en finale.
Les deux paires demi-finalistes disputent une seule régate par jour. Cette période de compétition peut durer cinq jours, en cas de victoire 5-0, ou 9 jours si la confrontation est plus serrée.
Seules deux équipes restent en lice pour cette phase finale. Le vainqueur remporte la Louis Vuitton Cup et avec elle, le droit d’affronter Alinghi dans le 32e America’s Cup Match.
Là encore, la compétition peut s’arrêter au bout de 5 matchs à moins qu’il faille, comme en 2000, attendre la neuvième et dernière régate pour départager les prétendants.
Pour le groupe des challengers, la Finale de la Louis Vuitton Cup est le point culminant de quatre années de tests, d’entraînements et de compétitions, dans le but de former une équipe capable de battre le Defender Alinghi.
Le système fonctionne puisque le vainqueur de la Louis Vuitton Cup a déjà battu le Defender à quatre reprises (sur six). Avant la première Louis Vuitton Cup disputée en 1983, aucun challenger n’avait jamais réussi à battre le Defender, en 132 ans d’America’s Cup.
Pendant deux mois, le Defender Alinghi a regardé les challengers régater. Il les a vu devenir plus forts au fil de la Louis Vuitton Cup. Désormais, c’est à Alinghi de montrer qu’il est à la hauteur du trophée qu’il détient.
Pendant que les challengers se sont aguerris dans les batailles de la Louis Vuitton Cup, Alinghi s’est entraîné et préparé de son côté, dans le but d’être assez rapide et assez fort pour conserver l’America’s Cup.
Le 32e America’s Cup Match, qui récompense la première équipe à remporter 5 victoires (au meilleur des neufs matchs), teste la capacité des deux équipages à exceller dans un large éventail de conditions. La régularité est la clef. Les deux premiers jours de compétition seront certainement révélateurs de la supériorité d’une équipe et de ses chances de succès dans la quête de la Coupe.
L’America’s Cup Match peut se jouer en cinq régates, en cas de victoire 5-0, à moins qu’il faille, comme en 1983, attendre jusqu’à l’ultime course pour connaître l’identité du vainqueur.